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Octobre Rose
Les chiens dépisteurs du cancer du sein.

La campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein chez la femme bat son plein en ce mois d’octobre rose. Le dépistage précoce du cancer est un élément crucial dans la lutte contre la maladie. Détecté tôt, le cancer du sein est guéri dans neuf cas sur dix. Aujourd’hui, 54000 nouveaux cas de cancers du sein sont détectés en France, seulement 50% des femmes se font dépister. On déplore 12000 décès par an.

En parallèle des dépistages médicaux classiques (mammographie), Isabelle Fromantin infirmière et chercheuse à l’institut Curie est à l’origine d’un projet citoyen : KDOG.

Elle a déterminé un lien entre la présence d’une tumeur et l’odeur indétectable pour l’homme qu’elle produit. Les composés odorants volatiles sont des biomarqueurs de cancer. Les chiens, formés, sont de formidables dépisteurs de cancers. Ils prouvent tous les jours leur talent dans la recherche par odorat de drogues et explosifs. En effet, le chien possède un odorat 100 000 à 1 million de fois plus sensible que l’odorat humain. Les chiens sont capables de repérer l’odeur caractéristique d’une tumeur dans les fluides corporels comme la sueur.

Isabelle Fromantin et Sandra Kollender, respectivement infirmière chercheuse pour l’une et auteure pour l’autre, ont collaboré plus d’un an pour retracer l’aventure KDOG. Paru aux éditions La Martinière, « Blouse Blanche et poils de chiens« .

Comment cela se déroule ?

La méthode est simple et indolore : une femme porte un morceau de tissus sur ses seins toute une nuit et les dépose à un laboratoire. Les chiens, formés à la détection canine par odorat, passeront au test de dépistage, et cela sans jamais rentrer en contact avec les patients.

Quels sont les objectifs du projet KDOG ?

1/ Aller vers un dépistage précoce, fiable et peu coûteux puisque le flair du chien permet ce dépistage précoce. Les résultats sont immédiats, le dispositif est non invasif et fiable puisque 90 à 100% de réussite sur les échantillons KDOG.

2/ Accès au dépistage pour les personnes en situation de handicap. Les appareils de mammographie ne sont pas toujours adaptés pour les femmes avec un handicap moteur.

3/ Étendre le dépistage aux pays en voie de développement. On parle d’examens peu coûteux au regard des investissement nécessaires dans les machineries médicales.

4/ Appliquer la méthode aux cancers des ovaires, de la prostate et des poumons. Ces cancers sont, aujourd’hui détectés bien souvent trop tardivement. La technique est donc reproductible sur ces applications.

L’apprentissage dure environ 3 à 6 mois et se déroule en plusieurs étapes jusqu’à une autonomie complète. Les chiens détecteurs qui vivent cette formidable aventure sont des bergers malinois et des springers anglais. Ils sont joueurs, gourmands, affectueux et curieux.

L’étude clinique en cours permettra de valider scientifiquement la méthode. Ce projet est citoyen. Il ouvre le spectre des possibilités de guérison par la précocité de détection des cancers. 

Les chiens sont dressés par des cynophiles dans un centre adapté entre leurs 14 et 18 mois.

3 minutes pour comprendre – RTL
Comment des chiens sont formés pour détecter « l’odeur du cancer » du sein ? 

K-Dog a besoin de recevoir des échantillons négatifs pour continuer les tests.
Les conditions ? Avoir plus de 40 ans et avoir fait une mammographie de moins de 6 mois.

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